Philippe Calandre
(France)



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Insomnia #01, 2007

Insomnia #02, 2007

Insomnia #03, 2007

Insomnia #04, 2007

Insomnia #05, 2007

Insomnia #06, 2007

Insomnia #07, 2007

Insomnia #08, 2007

Insomnia #09, 2007

Insomnia #10, 2007





Ghost Stations #1, 1999

Ghost Stations #2, 1999

Ghost Stations #3, 1999

Ghost Stations #4, 1999

Ghost Stations #5, 1999

Ghost Stations #6, 1999





En attendant Rocco #01, 2007

En attendant Rocco #02, 2007

En attendant Rocco #03, 2007

En attendant Rocco #04, 2007

En attendant Rocco #05, 2007

En attendant Rocco #06, 2007

En attendant Rocco #07, 2007

En attendant Rocco #08, 2007

En attendant Rocco #09, 2007

En attendant Rocco #10, 2007

En attendant Rocco #11, 2007

En attendant Rocco #12, 2007

En attendant Rocco #13, 2007



BIOGRAPHY


FR

Artiste photographe français, Philippe Calandre mêle dans son oeuvre la photo, la peinture et la vidéo.

Né à Avignon en 1964, il poursuit des études chaotiques dues à quelques troubles familiaux. En mal avec sa réalité existentielle, il s’embarque très jeune comme mousse sur différents navire et sillonne les océans deux années durant. Ce long voyage initiatique, de l’Atlantique Nord est au Pacifique Sud, forme son esprit en contact direct avec l’élément, aiguise sa sensibilité, et lui fait appréhender l’esthétisme des grands espaces.

De retour à quai pour des raisons de santé, il subit dès lors l'une de ces plus grandes frustrations : "rester à terre dans cette accablante réalité". Contraint de ne plus naviguer il tente de reprendre le voyage différemment au travers de différentes pratiques artistiques. Il s'essaye à la peinture, la sculpture, la musique et surtout la photographie, qui lui tient à cœur depuis sa prime enfance, marquée par le recueil Paris de nuit de Brassaï et les photographies qui ornaient les compartiments de train. Il commence par faire l’apprentissage de la retouche de portraits au pinceau chez un vieux photographe de quartier d'un autre temps puis en autodidacte, il embrasse la carrière de photographe.

C’est au cours d’une séance anodine de portraits qu’il prend conscience que ce qu’il regarde à travers le cadre de sa camera lui semble présenter plus d’attraits que le hors cadre  de la "réalité vraie"  : cette révélation le convainc qu’il sera désormais  photographe à part entière.

Pendant quelques années, il partage son temps entre ses recherches personnelles, pour lesquelles il se remet à parcourir le monde, de la Bolivie à la Russie, et son travail de photographe de presse.  Se sentant de plus en plus étranger dans ce milieu professionnel qui impose une forme très spécifique de langage photographique soumis à un système narratif et souvent propagandiste, il décide de s’adonner entièrement à la photo d’art où il peut s’exprimer librement.

Après deux premières expositions dans des galeries à Paris et à Beyrouth, la galerie parisienne Zabriskie, en 1996, le place aux côtés de Weegee et Leonard Freed pour sa série « Une nuit, un voleur » où il suit les traces fictives du poète assassin Lacenaire dans les rues de Paris, Marseille et Istanbul. Quelques années plus tard, le Fonds National d’Art Contemporain acquiert « Ghost Stations », une série de stations services à l’abandon rencontrées par l’artiste sur des nationales.

En hommage à son père, simple maçon devenu "génial architecte", Philippe Calandre s’intéresse particulièrement à la photo d’architecture et à la nature morte. Dans toutes ses séries, la réalité constitue le fondement à partir duquel il crée des mondes où règne une ambiguïté, voire une confusion, entre le réel et le fictionnel. Ses études l’ont souvent conduit à attribuer un rôle central à des éléments architecturaux ordinaires, tirés de leur quotidien pour être élevés au rang de monuments majeurs et incontournables. Ainsi, les stations-service, puis les « Silos » – présentés à la FIAC de 2001 par la galerie parisienne Anne Barrault avec qui l’artiste collabore de 1999 à 2007 – sont devenus les acteurs principaux de scènes surnaturelles.

En avril 2001, Arte lui consacre une émission dans Tracks, intitulée « Art mortel », suite à la mise en scène de ses propres obsèques, car l’humour et l’absurde sont un autre ressort de son œuvre.

Pour la série « Insomnia » (2006), qui met en scène d’étranges apparitions nocturnes dans des décors clairs-obscurs épurés, l’univers irréel de Philippe Calandre plonge ses racines dans le monde du cinéma fantastique.

En 2007 il rejoint le groupe photo povera dirigé par le photographe et critique d'art Yannick Vigouroux.

Depuis 1996, ses différentes séries sont régulièrement exposées en France comme à l’étranger – en Grèce, en Argentine, aux Pays-Bas, à New York et Taiwan – dans des galeries, des musées, ou au cours de salons d'art contemporain. Et font l'objet de collections publiques et privées



UK

French photographer Philippe Calandre’s work is a combination of photography, painting and video. Born in Avignon in 1964, he took to the seas at age 16 where he stayed on for two years as a shipman. This voyage, an initiation of sorts, covering the Northern Atlantic to the South Pacific sharpened his sensibilities, taught him an appreciation of open spaces thus allowing the elements to shape his spirit.

Back on terra firma for health reasons, never to go back out to sea, he tries to voyage by dabbling in painting, sculpture, music and especially photography, which he holds close to heart. The collection of photos by Brassaï entitled Paris de nuit would inspire his work. He began by learning to touch up photos with an old salt of a photographer who lived in the neighbourhood, then on his own. His career as a photographer was beginning to take off.

During a banal portrait shoot he came to the realization that what he was looking at seemed to be more interesting to him through his lens than in reality. It was at this point that he realized that he would be an artist.

Over the course of several years he shared his time between personal research, which had him globetrotting from Bolivia to Russia, and his work as a photographer in the press. This world, however, with its own specific photographic language began to wear on Calandre. He decided, at this point, to dedicate himself to a more artistic approach to photography where he could express himself freely.

After two exhibits in Paris and Beirut, a Parisian gallery, Zabriskie, decided to include his work alongside those of Weegee and Leonard Freed as part of its « Une nuit, un voleur » series (in 1996). A few years later, the National Fund for Contemporary Art acquired ‘Ghost Stations’, a series depicting abandoned gas stations that the artist came upon during his highway rambling.

Philippe Calandre is particularly interested in architectural photography and still life. In all his series, reality serves as the foundation from which he creates his own worlds where an ambiguity, or perhaps even a confusion, between the real and the imagined settles in. His studies often were used as a springboard to highlight everyday architectural aspects, pulled from their daily lifelessness and given life. Gas stations, then his ‘silos’, which were presented at FIAC in 2001 by Anne Barrault, the Parisian gallery, with whom the artist collaborated from 1999 to 2007, were lifted to the realm of the supernatural.

For ‘Insomnia’ (2006), which depicts strange nocturnal apparitions Calandre plunges into the world of the fantastic with his pure and spooky scenes.

As early as 1996, his various series have been displayed in galleries, museums and contemporary art shows in France and abroad from Greece to Argentina to the Netherlands and back to New York and Taiwan.






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